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Vue d'un quartier de Yaoundé


©Julienne Zanga / Quartier Messa

Yaoundé, capitale du Cameroun et cité d'origine
de l'autrice, compte aujourd'hui près de 1,5 million
d'habitants. (Source: United Nations Population).
Du fait de son relief vallonné, Yaoundé,
"Ongola" pour les natifs, est souvent
surnommée" la ville aux sept collines."

BIOGRAPHIE

Quatrième enfant d'une fratrie qui en compte sept, Julienne Zanga est née en 1973 à YAOUNDE au CAMEROUN. Sa prime scolarité se passe dans un univers imprégnée de christianisme. " Mes deux années de Maternelle se sont déroulées dans une institution dirigée par des Sœurs. J'en garde peu de souvenirs, exceptés le sentiment de sécurité qui émanait de ces lieux et les strictes règles de politesse qu'on nous inculquait."
Durant son cycle primaire à l'école catholique de Mvog-Ada, Julienne Zanga développe les notions de civisme, de droiture et de respect d'autrui. Aujourd'hui, elle avoue : " J'ai conservé une très bonne image de mon passage dans l'enseignement catholique malgré les fastidieuses prières de rigueur chaque matin. Même si on n'est pas catholique pratiquante comme moi, l'enseignement que j'ai reçu dans ce système a positivement influé sur mes comportements futurs. Le christianisme, à l'instar des autres religions prône des préceptes universels comme le respect des autres, l'entraide, et c'est surtout dans le primaire que je les ai acquis. "
A l'âge de 11 ans, l'autrice rentre dans le giron de l'école publique en intégrant le Lycée d'Etat d'Anguissa. " C'était autre chose, la découverte d'un univers un peu plus rude. Justement, les notions acquises en primaire m'ont été d'un grand secours."
Après une scolarité sans faute, Julienne Zanga obtient son BAC Littéraire en 1991. En 1992, elle rejoint l'UCAC/ICY (Université Catholique d'Afrique Centrale/Institut Catholique de Yaoundé) ouvert un an plus tôt. Elle y obtiendra un DEUG en Sciences Sociales et Gestion, puis une LICENCE et enfin une MAITRISE en Sciences Sociales en 1996. " Malgré son nom, l'Institut Catholique de Yaoundé n'était pas un lieu où la religion pouvait devenir accaparante. Bien sûr qu'on avait des religieux comme professeurs, un Grand Séminaire pour voisin et des congénères qui se destinaient à la prêtrise, mais chacun conservait sa liberté de religion. C'était vraiment un cadre enrichissant tant intellectuellement que culturellement. J'y ai côtoyé des gens d'horizons et de pays divers. Oui, j'y ai passé quatre années formidables."



Institut Catholique de Yaoundé



©Julienne Zanga / Campus de Nkolbisson


L'autrice devant la piscine du campus de l'ICY,

durant sa seconde année.


VENUE A L'ECRITURE

Comment le rat de bibliothèque est devenue écrivaine

La venue de Julienne Zanga à l'écriture est un concours de circonstances. " Si on m'avait dit dans mon enfance que je serai écrivaine, j'aurai rigolé. Tout rat de bibliothèque que j'étais, je n'aurai jamais imaginé écrire."
En effet, la fillette de 10 ans qui faisait des kilomètres à pied pour se rendre à la bibliothèque du Centre Culturel Français de Yaoundé, la fillette qui préférait les gros volumes sur la mythologie grecque aux livres de la bibliothèque rose (" Parce que les 1000 pages et plus des livres portant sur la Grèce antique duraient plus longtemps" confie l'autrice), cette enfant ne se voyait pas écrivaine. Adolescente, elle dévore Aimé CESAIRE, Alex HALEY, se passionne pour CHEIK ANTA DIOP et ZOLA entre autres.
En 1996, sa Maîtrise en Sciences Sociales en poche, Julienne Zanga s'installe dans l'ouest de la France. Malgré la douceur de l'Anjou, la jeune femme a le mal du pays. " C'est cette nostalgie née du départ de l'Afrique qui m'a amené un jour à l'écriture. Les journées étaient souvent longues pour la jeune mère au foyer que j'étais. Alors, pour passer le temps, je pianotais sur l'ordinateur familial. Un jour où le mal du pays était plus fort que d'habitude, j'ai fait le vide en moi. Puis, d'un coup, j'ai saisi un cahier d'écolier et je me suis mise à écrire. C'était un après-midi de 1997. Je n'ai plus arrêté depuis. J'écrivais, et c'était une façon d'être chez moi, de me retrouver à Yaoundé."
Voilà, Julienne Zanga avait franchi le pas. Elle se lance alors à la recherche d'un éditeur, avant de déchanter très vite. " Je ne pensais pas que le monde de l'édition était si dur. Trouver un éditeur a été un vrai parcours du combattant."
Malgré les doutes, face aux multiples refus, l'autrice ne se décourage pas. " De toute façon, quand on a une passion, on ne peut pas y mettre fin du jour au lendemain. Les réponses négatives des éditeurs ne m'ont jamais empêché de continuer d'écrire. Bien sûr, il faut se remettre en question, s'améliorer sans cesse, mais un refus ne veut pas dire que ses écrits n'ont aucun intérêt."

En 2000, la jeune femme quitte la province pour occuper un emploi à la Ville de Paris. En 2001, est publié son premier roman, Alima et le prince de l'océan suivi en février 2003 du recueil de nouvelles Eboni (Celui qui courait après un corps)*. Sans nul doute que cette jeune écrivaine, qui mérite d'être connue, a encore de nombreuses choses à faire partager, et vous séduira.



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