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Juliennezanga.com
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| Vue d'un quartier de
Yaoundé Yaoundé,
capitale du Cameroun et cité d'origine |
BIOGRAPHIE |
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Institut Catholique de Yaoundé ©Julienne Zanga / Campus de Nkolbisson L'autrice devant la piscine du campus de l'ICY, durant sa seconde année. |
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VENUE
A L'ECRITURE
Comment le rat de bibliothèque est devenue écrivaine La venue de Julienne Zanga à l'écriture est un concours de circonstances. " Si on m'avait dit dans mon enfance que je serai écrivaine, j'aurai rigolé. Tout rat de bibliothèque que j'étais, je n'aurai jamais imaginé écrire." En effet, la fillette de 10 ans qui faisait des kilomètres à pied pour se rendre à la bibliothèque du Centre Culturel Français de Yaoundé, la fillette qui préférait les gros volumes sur la mythologie grecque aux livres de la bibliothèque rose (" Parce que les 1000 pages et plus des livres portant sur la Grèce antique duraient plus longtemps" confie l'autrice), cette enfant ne se voyait pas écrivaine. Adolescente, elle dévore Aimé CESAIRE, Alex HALEY, se passionne pour CHEIK ANTA DIOP et ZOLA entre autres. En 1996, sa Maîtrise en Sciences Sociales en poche, Julienne Zanga s'installe dans l'ouest de la France. Malgré la douceur de l'Anjou, la jeune femme a le mal du pays. " C'est cette nostalgie née du départ de l'Afrique qui m'a amené un jour à l'écriture. Les journées étaient souvent longues pour la jeune mère au foyer que j'étais. Alors, pour passer le temps, je pianotais sur l'ordinateur familial. Un jour où le mal du pays était plus fort que d'habitude, j'ai fait le vide en moi. Puis, d'un coup, j'ai saisi un cahier d'écolier et je me suis mise à écrire. C'était un après-midi de 1997. Je n'ai plus arrêté depuis. J'écrivais, et c'était une façon d'être chez moi, de me retrouver à Yaoundé." Voilà, Julienne Zanga avait franchi le pas. Elle se lance alors à la recherche d'un éditeur, avant de déchanter très vite. " Je ne pensais pas que le monde de l'édition était si dur. Trouver un éditeur a été un vrai parcours du combattant." Malgré les doutes, face aux multiples refus, l'autrice ne se décourage pas. " De toute façon, quand on a une passion, on ne peut pas y mettre fin du jour au lendemain. Les réponses négatives des éditeurs ne m'ont jamais empêché de continuer d'écrire. Bien sûr, il faut se remettre en question, s'améliorer sans cesse, mais un refus ne veut pas dire que ses écrits n'ont aucun intérêt." En 2000, la jeune femme quitte la province pour occuper un emploi à la Ville de Paris. En 2001, est publié son premier roman, Alima et le prince de l'océan suivi en février 2003 du recueil de nouvelles Eboni (Celui qui courait après un corps)*. Sans nul doute que cette jeune écrivaine, qui mérite d'être connue, a encore de nombreuses choses à faire partager, et vous séduira. |